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Orientation scolaire : Et si c’était le moment de poser les bases de l’épanouissement

L’orientation, ce casse tête qui arrive si tôt, à un age ou on peut ne pas avoir d’idée sur ce qu’on aimerai faire. Ça peut être source d’inquiétude, de tension, voire de conflit entre l’enfant et ses parents.

Maman d’une ado de 14 ans, on est en ce moment en plein dans l’orientation de fin de 3ème, les visites de lycées, et les choix à faire. Des choix importants car cette première étape d’orientation scolaire peut déjà avoir un impact non négligeable sur son avenir professionnel mais ne le définiront pas pour autant.

Plus qu’un témoignage de maman, c’est celui de la coach de vie que j’ai envie de partager aujourd’hui.  C’est triste à dire mais le manque d’épanouissement au travail, c’est une partie de mon gagne pain.

Hé oui, passer sa vie à faire un travail qui n’a pas de sens pour soi, s’ennuyer au quotidien, ça éteint des tas de gens, heureusement, il n’est jamais trop tard pour changer de cap, même si ça demande du courage et quelques efforts. Trouver son Ikigaï*  c’est la quête du quarantenaire frustré au travail (Ce que j’étais il y a 2 ans).

Mais puisqu’on parle de nos enfants, qui ont la vie devant eux, et qui ont la possibilité là, maintenant, de choisir ce qui va leur permettre d’accéder à un métier dans quelques années. Ça serait vraiment plus simple de mettre l’orientation directement au service de leur épanouissement. Zut, je ne devrais pas dire ça, mes futurs clients…

Les enfants ont des talents, des aptitudes naturelles, des rêves, autant d’atouts pour les mener vers cet épanouissement et vers une vrai réussite professionnelle, celle qui peut les rendre heureux en plus de leur permettre de gagner leur vie.

Quand j’écris ça je pense à Yann Blondel, jeune navigateur que j’ai rencontré l’été dernier. Yann a grandi dans le centre de la France, loin de la mer. Passionné de voile, il a commencé à naviguer en eau douce à 8 ans.
Son orientation scolaire vers un Bac pro Plastiques composites et carbone puis un BTS, lui ont permis de faire des stages chez un équipementier en mâts, un premier pas dans le monde professionnel du nautisme qui le fait rêver depuis son enfance. Préparateur de bateaux, il prépare les plus grandes courses autour du monde. Et il s’apprête lui-même à participer à la Mini Transat 2019. Il sera un des plus jeunes marins sur cette course transatlantique en solitaire et sans assistance, sur les pas de Michel Desjoyaux, Thomas Coville, Isabelle Autissier et bien d’autres que cette course mythique a révélé.

C’est le genre de belle histoire que je souhaite à un maximum de gosses qui sont entrain de se demander quels dossiers déposer.

Comment aider son enfant à révéler son potentiel

Avez vous déjà pris le temps d’observer votre enfant ?
Quelles sont ses qualités ? Qu’est ce qu’il aime faire ? Et surtout que fait-il avec facilité ? Est-il manuel ? Cérébral ? Dans quelles fonctions ces qualités pourraient-elles lui être utile ?

C’est dingue comme déjà tous petits, certains sont bons négociateurs, d’autres remplis d’empathie, d’autres encore se nourrissent d’activités créatives ou se démarquent dans le sport ou s’éclatent à faire de la pâtisserie,à construire des cabanes.

Jean-Paul Gaultier, initié tout petit à la couture par sa grand-mère, stylisait déjà ses ours en peluche à 6 ans. Qui aurait pu se douter que ça lui offrirait un tel succès ?

Je vous le dit ! Les enfants ont du talent !! Mais des fois, on les vois faire sans rien capter.

Je rigole encore en pensant à mon petit frère. Il en a pris des engueulades parce qu’à chaque fois qu’il avait une nouvelle petite voiture, il s’empressait de l’écraser dans l’étau puis de taper dessus avec un marteau. Il a commencé sa vie professionnelle en carrosserie peinture, comme papa, puis après une carrière militaire toujours dans la mécanique mais pas du même genre d’engins, il est revenu a sa première passion et restaure désormais de vieilles américaines. Ah, la, la, quand ça te prend tout petit…

Trop souvent on se base seulement sur des résultats scolaires, on se limite a ce qui est évalué à l’école. C’est dommage.

Tout le monde est un génie. Mais si on juge un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide.

Albert Einstein.

Il y a un an, j’assistais à une conférence sur les intelligences multiples basée sur les travaux d’Howard Garder. J’adore cette approche, elle rejoint complètement les propos d’Einstein.

J’apprenais lors de cette conférence que nous sommes tous dotés de 8 formes d’intelligence, mais que certaines sont plus développées que d’autres. Seulement 2 d’entre elles sont utilisées dans le système scolaire, limité jusqu’à la troisième à de l’enseignement général, et pour lequel il n’y a pas vraiment d’alternative. Sur les enfants qui ont développé leurs intelligences parmi les 6 autres, on collera une étiquette « En échec scolaire », « Dyslexique », ou je ne sais quoi d’autre. Quel gâchis !

Bruno Hourst, enseignant et auteur avance que 80% de l’échec scolaire pourrait être évité en tenant compte des 8 formes d’intelligences. Je vous propose de les découvrir et peut être d’en tenir compte pour aider votre enfant à trouver sa voie :

L’orientation offre, dès la fin de la troisième, de nombreuses possibilités pour les enfants dont la configuration de leurs intelligences n’est pas celle attendue dans l’enseignement général.

Les filières technologiques et professionnelles sont vraiment des pistes à explorer pour faire briller les points forts d’un enfant qui a développé d’autres formes d’intelligences toutes aussi honorables. A condition toutefois qu’elles soient vécues comme un choix éclairé plutôt que comme une punition pour ” de pas assez bons résultats”.

Paul Bocuse, est tombé dans le chaudron de la cuisine familiale dès son plus jeune age. Il le disait lui même : Il connaissait mieux les sauces que la géographie. Il a choisi le chemin de l’apprentissage par amour pour la cuisine, pas à cause de son niveau en géo.

Faire ses propres choix

Ma fille a une vision précise de ce qu’elle veut faire depuis déjà plusieurs années. Elle a de bonnes notes, apprend facilement mais n’aime pas spécialement l’école (enfin ce qu’elle en connaissait jusque là). Elle n’a qu’une hâte : apprendre de l’utile pour son projet professionnel, acquérir des compétences plutôt que des connaissances, et faire pour de vrai. Elle a choisi un BAC pro et à voir les étoiles dans ses yeux aux portes ouvertes du lycée où elle aimerait être admise, ou à la sortie de sa journée d’immersion (je crois que sa vision de l’école vient de changer), je n’ai aucun doute sur son choix.

Pourtant, lorsqu’on discute avec nos proches de son choix d’orientation, les critiques sont nombreuses « Mais avec les notes qu’elle a, elle pourrait faire un BAC général », « L’envoyer en BAC pro c’est la priver de nombreux choix », « Et si ça lui plaît pas… », « Ce n’est pas a son niveau, elle va s’ennuyer… ».

Vous avez déjà vu quelqu’un s’ennuyer en faisant quelque chose qui le passionne ? Alors pourquoi ne pas lui permettre de s’éclater dès maintenant dans ce qui lui plaît vraiment ? Vers ce qui génère chez elle un maximum de motivation.

Peu influençable, elle tracera sa route. Pour d’autres, je me rend compte comme ce choix est rendu difficile par tous les avis de personnes dont je ne remet pas en causes les bonnes intentions, mais qui sans s’en rendre compte ne font que projeter leurs peurs sur des projets qui ne sont pas les leurs. Comme si ce n’était pas assez compliqué de faire un choix, nos ados se retrouvent souvent avec en plus de leurs propres peurs, la peur des autres (parents, amis, profs…) : La peur du mauvais choix, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur de l’échec, de ne pas trouver de travail, de ne pas être bien payé, du regard des autres…

Général, technologique, professionnel, le meilleur chemin c’est celui qui t’emmène où tu as choisi d’aller.

« Choisir de ne pas choisir, c’est encore faire un choix »

Jean-Paul Sartre

Que répondre face à des projets qui nous dépassent, qui nous sembles irréalistes ?

En rentrant d’une journée de formation, dans le train, en octobre dernier, je commence à discuter avec une maman, nos enfants ont le même age et un mois après la rentrée de troisième, leur objectif c’est de trouver un stage d’observation en entreprise. Son fils voudrait être youtubeur, comme beaucoup d’enfant de son age, mais est-ce bien réaliste ?

Je lui dis ou je lui dis pas… Allez, je lui dis…

Bon, moi j’ai jamais rêvé d’être Youtubeuse, pas à l’aise devant une caméra et puis me montrer c’est pas mon truc, mais l’année dernière je me suis inscrite à une formation en ligne dédiée aux coachs, aux auteurs, aux conférenciers et info-preneurs, pour une toute autre raison, et devinez quoi ? Module 5 de cette formation : Comment créer une chaine Youtube qui cartonne ! Alors bon… Je démarre timidement mes premières vidéos, je ne sais pas si je deviendrais une célèbre Youtubeuse, ce n’est pas ma priorité, j’y vois juste un moyen de faire passer mes messages et ça me convient.

Sur ce, je lui suggère de voir du côté des agences de communication pour son stage, et je prie pour que le rêve de ce gosse ne soit pas brisé par un adulte trop terre à terre.

Et s’ils avaient raison ces jeunes de vouloir devenir Youtubeurs ! Puisque Youtuber maintenant, fait partie de la stratégie d’un entrepreneur, est une façon de communiquer quasi incontournable pour une marque, une entreprise. Dernièrement, en route pour Quimper en Blablacar, un des co-voitureurs, recruteur pour une grande entreprise française, nous expliquait même qu’il donnait priorité aux profils Linkedin avec présentation vidéo. OK, Youtubeur ne sera peut-être pas leur activité principale, mais ça peut être un sacré avantage et une source de motivation non négligeable pendant leurs études.

Irréaliste cette idée ou juste de leur temps ? Ce qui est sûr c’est que nous parents, on est pas toujours dans le coup. Le monde change, vite, très vite, et notre représentation du monde aurait quelques fois besoin de mises à jour. A ce sujet Pôle Emploi dit que 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore et plus que des diplômes, c’est leur agilité et leur curiosité qui leur permettront de s’adapter. J’y ajouterai une bonne estime d’eux même.

Dur labeur ou source d’épanouissement, tout dépend de ce qu’on nourrit

Au dicton “Il faut travailler dur pour réussir” , je préfère les mots de Confucius :

Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler une seul jour de votre vie

Ça ne veut pas dire que ça sera facile mais ça garantit de le faire avec plaisir, d’y trouver du sens.

Pour moi l’épanouissement, pro ou perso, c’est comme un jardin, si tu le laisses en friche, il y poussera ce qui voudra bien y pousser : Des orties, des ronces. Ça pique ! Si tu ne t’en occupes toujours pas, ça envahira ce qu’il y a autour, le reste de ta vie… Alors que si tu sèmes ce que tu as envie d’y voir pousser, que tu l’entretiens, que tu en prends soin, ce jardin te nourrira. Ça demande des efforts, de la constance, de l’attention, de la patience, ça procure aussi du plaisir. Ce plaisir, il est déjà grand quand les premières pousses sortent de terre, il l’est encore plus quand tu savoures les fruits de ton travail, mais il est différent si tu as semé ce qui pousse facilement, ce qu’on t’a recommandé de semer, ou ce que tu aimes vraiment. Tu sais ce qu’il te reste à semer ?

Bon épanouissement à tous !

*Ikigaï : Concept japonais qui permet de trouver sa raison d’être en fonction de ce qu’on aime, ce en quoi on est bon, ce en quoi on peut être rémunéré et ce dont le monde a besoin.

2 réflexions sur “Orientation scolaire : Et si c’était le moment de poser les bases de l’épanouissement”

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